
Posted by Prétorius![]()
on 15/8/2008, 1:51:41
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3-Une Aventure de Bing Morlane :
«Le Masque qui Tue!» Chapitre 1c (suite…)
Après un léger moment d’émotion justifié, Sylvia se refaisant une beauté, Boll prenant une large, très large, gorgée à sa flasque et à la dérobée tandis que Bing se passait une main écartée dans ses cheveux frisés, le professeur Noirembart reprenait :
--«Connaissez-vous l’histoire de la princesse au cœur pur, Tith Râ Khett ?»
--«Non professeur, mais on vous écoute, vous savez bien que le colonel et moi nous aimons les histoires, surtout les belles histoires mystérieuses…»
--«Et moi? s’écria Sylvia de sa voix chaude, bien timbrée, mais quelque peu vexée, je ne compte pour rien? »
--«Au contraire, petite gamine, vous comptez très bien…je vous écouterais compter pendant des heures. »
--«Merci Bing, ne put-elle s’empêcher de murmurer…avec peut-être un peu trop d’émotion »
Elle avait toujours eu un penchant pour Morlane, mais sans vraiment se l’avouer. Elle se rassit en regardant Noirembart. «Nous vous écoutons, professeur»
Celui-ci ne se fit pas prier. « Vous connaissez tous ma passion pour l’Atlantide, le continent de Mû? Et bien ceci n’a rien à voir avec ce que je vais vous raconter. Il y eut jadis, en Égypte, vers la fin de la 17ième dynastie, une princesse d’une beauté incomparable, la mystérieuse Tith Râ Khett. Sans posséder la moindre vanité, la princesse, adorée de ses sujets heureux et subjugués, avait tout de même une crainte : celle de voir ternir l’éclat de son image...
--« Désolée de vous interrompre, professeur, mais votre belle égyptienne…hem…question beauté, vous avez oubliez de mentionner qu’elle ne m’arrivait pas à la cheville. Enfin, je dis ça sans prétention…»
--« Euh…je…mais cela va de soi, ma chère Sylvia »
--« C’est bien comme cela que je l’entendais. En toute modestie, bien sûr. »
--« La modestie de Sylvia, c’est pas ça qui manque…contrairement à une bonne bouteille de Zut 88 », ne put s’empêcher de commenter Boll, mi-figue mi-raisin.»
Faisant un effort suprême sur lui-même, le professeur Noirembart se leva, ouvrit un cabinet vaguement dissimulé parmi les piles de livres et revint déposer une bouteille non entamée de whisky Zut 88 devant Brillantine, sans oublier le verre et la glace.
Morlane se passa une main écartée sur les genoux et commenta :
--« J’espère, maintenant, que tu laisseras le professeur continuer son récit? »
--« Bien sûr, colonel, je sais vivre, moi. Allez-y, professeur, on vous écoute. Nous sommes toui-toui »
Noirembart ne se formalisa pas, il connaissait ses amis, leurs rituels, et surtout leur incorrigible curiosité. Il reprit donc son récit.
« Donc, un jour la princesse fit venir son grand prêtre, Hunh Tih Peth, et lui tint ce langage : «Hunh Tih Peth, Toi qui connait la Magie des Anciens, peux-tu me procurer l’Éternelle Beauté?» »
Le Mage réfléchit un moment puis, de sa voix grave, répondit : « Oui Divinité, Soleil Immortel de nos Âmes, je peux te confectionner un masque qui, porté un jour, gardera ta magnificence pour toujours »
« C’est-y pas beau ça!, s’exclama la princesse ».
Noirembart s’interrompit un moment pour indiquer : « Par endroits, la traduction laisse un peu à désirer »
--« C’est comme pour les poulets, indiqua Brillantine, y’en a qui pondent, d’autres pas »
--« Les poulets qui pondent sont des poules » ne put s’empêcher de rétorquer Sylvia, qui voyait la bouteille de Boll diminuer, en quantité, de façon significative. »
Pendant que ces propos passionnants s’échangeaient, une des fenêtres de l’atelier s’ouvrit très doucement. Très brièvement aussi. Mais suffisamment longtemps pour qu’une forme indistincte s’introduise dans la pièce. Désormais, la Mort était sur place.
( à suivre…)
Dès lundi prochain, vous connaitrez la suite de cette histoire palpitante!!!