
Posted by Prétorius
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on 14/8/2008, 6:57:48
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2-Une Aventure de Bing Morlane : «Le Masque qui Tue!»
Chapitre 1b (suite…)
En effet, surgissant de tous côtés, semblait-il, retentissait le cri lugubre des sbires de l’Ombre Jeune, ce mégalomane génial qui avait déclaré une guerre impitoyable à l’humanité.
Boll Brillantine étouffa un juron irlandais, son pays natal, et s’écria :
--« Mince! Que faire? Me réfugier dans la loge de madame Dupont? Non, ce serait indigne du colonel! Dire qu’il n’est pas là afin de m’indiquer quoi penser et comment agir!…préparons-nous pour le baroud d’honneur, mon vieux Boll! »
Les cris cessèrent brusquement. Cependant, le géant pouvait maintenant entrevoir les silhouettes émaciées des horribles lascars, esclaves et sicaires du monstrueux asiate. Puis, un grondement inattendu et une flamboyante Maserati GranTurismo, dans un crissement de pneus assourdissant, vint s’arrêter pile devant le géant irlandais. Au volant…
--« Sylvia?!!...si je m’attendais! »
--« Gardez vos compliments justifiés sur ma beauté fabuleuse, Boll, et grimpez dare-dare! »
Le géant ne se le fit pas répéter deux fois et il plongea littéralement dans le bolide qui embraya sur le champ, laissant vite derrière lui les Cracoïts stupéfaits. Il s’agissait bien de Sylvia Warner, romancière de bric et de broc, alliant beauté et talent à son amitié pour les deux aventuriers qu’étaient Bing Morlane et Boll Brillantine.
--« Mais enfin, Sylvia, m’expliquerez-vous…»
--« ‘Pas le temps, Boll. Et tassez-vous bien car il y a urgence. Bing nous attend chez le professeur, à Neuilly. Hop! Cascade! »
Avec une maestria de pilote de formule 1, la romancière négocia le trajet en un temps que même le colonel aurait apprécié, pensa tendrement le géant irlandais.
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Une demi-heure plus tard, les quatre amis étaient enfin tous réunis dans l’atelier situé sous les combles de la villa du professeur Noirembart. Derrière ses lunettes cerclées d’écailles de noisettes, les yeux du vieux savant n’avaient pas leur insouciance habituelle.
S’adressant à eux d’un ton grave, il laissa simplement tomber ces mots, lourds de sens :
« Mes amis, c’est à nous qu’il appartient d’éviter que la peau des futurs habitants de notre planète ne soit bleue! L’humanité nous jugera. Notre devoir est haut en couleur! »(1).
( à suivre…)
(1) Voici une phrase qui fera sûrement partie de l’Anthologie de la langue française, dans les siècles à venir.
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